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LE MAHA-BHARATA.

sèrent de nouveau corps à corps, ils se choquèrent, seineur, ils mirent leurs mains dans les positions les plus savantes de l’art, rattachèrent leurs vêtements inférieurs et se firent voir la foudre et les éclairs avec de grands coups assénés sur le cou et sur les joues. 900-901-902.

Après qu’ils eurent exécuté les plus beaux enchaînements de bras, qu’ils se furent tous deux frappés avec le pied élevé à la hauteur de la tête, qu’ils se furent l’un à l’autre fait des joues semblables à des cruches, ils se portèrent le poing dans la poitrine. 903.

Les deux champions, armés seulement de leurs bras, se menaçant comme deux éléphants, criant d’une voix tonnante, pareille au bruit des nuages, se broyaient avec les mains. 904.

Ils combattaient, se meurtrissant avec la paume des mains, s’observant l’un l’autre, s’entretirant d’ici et de-là, comme deux lions en fureur. 906.

Quand ils se furent écrasés membres sur membres et bras contre bras, ils commencèrent une nouvelle lutte en s’étreignant mutuellement, le ventre de l’un comprimé dans les bras de l’autre. 906.

Ils fatiguèrent autour des lombes et des flancs vigoureux leurs bras exercés ; puis, dénouant leurs mains, ils en précipitèrent les coups au milieu du ventre et sur la gorge. 907.

Ils se brisaient les dos, dont ils franchissaient les bornes entièrement, et, donnant aux joues enflées la forme des cruches, ils faisaient perdre la connaissance sous les coups. 908.

Ils foulaient aux pieds le gazon et donnaient, autant qu’il le désirait, à leur poing une complète unification