Page:Fauche - Le Mahâbhârata, tome 2.djvu/416

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
394
LE MAHA-BHARATA.

hôte du bois de pénitence, monta au Swarga avec ses épouses recevoir la récompense des macérations, qu’il s’était infligées. 759.

Le roi Djarâsandha lui-même, suivant la parole de Kaâurika, obtint cet empire universel, accomplissement de la grâce accordée. 760.

Le Vasoudévide alors ôta la vie à Kansa, le maître de la terre, et cette enfanta une haine acharnée entre son beau-père et Krishna. 761.

Le vigoureux Magadhain fit tourner sur sa tête cent fois moins une, Bharatide, sa massue, qu’il envoya de Girivraja, sa capitale, tomber au loin. 762.

La resplendissante massue de franchir cent yodjanas moins un et d’arrêter sa chute dans Mathourâ, la résidence de Krishna aux actions merveilleuses. 763.

Cet événement fut alors exactement raconté par ceux des citadins, qui en furent les témoins, et l’endroit voisin de Mathourâ, où l’arme tomba, fut appelé la Borne-dela-massue [1]. 764.

Djarâsandha était soutenu par Hansa et Dimbhaka, deux véritables arsenaux, versés dans les Traités de politique et les plus intelligents des sages dans les conseils. 765. Je t’ai parlé déjà de ces héros à la grande force. Eux trois, c’est mon sentiment, ils étaient capables de faire tête aux trois mondes. 766.

C’est pour cela, héroïque et grand roi, que des raisons de politique avaient forcé les puissants Andhakas, Vrishnides et Koukouras à supporter ce tyran. 767.


  1. N’y aurait-il point là quelque réminiscence altérée de la chûte d’un aérolithe ?