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ADI-PARVA.

tude à mon égard. Le Feu sait que vous êtes des saints et que les Védas ne vous sont pas inconnus. » 8463. Quand il eut rassuré ses fils, le brahme Mandapâla prit son épouse avec lui et s’en alla de ce lieu dans un autre pays. 8464.

Le vénérable Dieu aux ardentes effluves, maître du Khândava, grâce aux deux Krishnas, déploya ses flammes et, produisant le bien du monde, consuma toute la forêt.

Après qu’il eut bu des fleuves aux vagues de moëlle et de graisse, le Feu parvint à son plein rassasiement et se rendit visible aux yeux d’Arjouna. 8465-8466.

Alors, escorté du chœur des Vents, le bienheureux Indra, étant descendu des cieux, adressa au Prithide et à Kéçava les paroles suivantes ; 8467.

« Vous avez consommé un grand exploit difficile pour les Immortels eux-mêmes : je suis content, demandez-moi une grâce, inaccessible ici parmi les hommes. » 8468.

Le Prithide choisit pour don tous les astras de Çakra, sans excepter un seul, et le Dieu resplendissant de fixer un temps pour lui donner ces armes : 8469.

« Alors que, fils de Pândou, l’adorable Çiva t’aura accordé sa faveur, je te donnerai tôus mes astras, sans exception. » 8470.

» Je connaîtrai ce temps à ta grande pénitence, rejeton de Kourou, et je remettrai mes armes à ton excellence. » Tu recevras, Dhanandjaya, tous les traits du feu, les astras du vent, sans rien excepter, et tous les miens.

Le Vasoudévide obtint par le fils de Prithâ une joie éternelle, et le souverain des Dieux accorda même une grâce au sage Krishna. 8471-8472-8473.

Après qu’il eut comblé de ses dons les deux héros et