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dou et que ceux de Dhritarâshtra étaient revenus honteux et l’orgueil brisé. 7380.

Kshattri d’une âme joyeuse, monarque des hommes, dit avec enthousiasme à Dhritarâshtra ; Oh bonheur ! la branche de Kourou s’est agrandie ! » 7381.

À ces mots de Vidoura, le roi lils de Vitchitravîrya au comble de la joie répondit, Bharatide : « Oh bonheur ! oui ! oh bonheur ! » 7382.

Le monarque aveugle, qui avait l’œil de la science, s’imaginait dans son erreur que Douryodhana, son fils aîné, avait mérité le choix de Draâupadî. 7383.

Il commanda pour elle une riche parure et dit à Souyodhana, son fils : « Qu’on amène Krishnâ devant moi ! » 7384.

Alors Kshattri de lui raconter que l’époux choisi était les fils de Pâudou ; que Droupada avait traité avec honneur tous ces héros fortunés, 7385.

Et que les Pândouides avaient trouvé réunis dans ce swayamvara tous leurs parents et d’autres nombreuses et puissantes relations. 7386.

« Les fils de Pândou, lui répondit Dhritarâshtra, sont au-dessus de moi autant que l’esprit est au-dessus du corps. Écoute sur eux ces paroles de moi. 7387.

» Les héros fortunés de Pândou ne manquent point d’amis ; ils ont un grand nombre de parentés et d’autres liaisons, qui sont toutes des personnes magnanimes, 7388.

» Quel prince indigent, semblable à un roi, qui a perdu sa couronne, ne s’estimerait environné de la fortune, Kshattri, quand il a trouvé pour ami Droupada et sa famille ! » 7389.

À ces paroles du monarque, Vidoura fit cette réponse :