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quelque autre condition à remplir pour justifier sa prétention et pour commander l’obéissance ? Mais, chaque fois que l’injustice a voulu prendre un nom respectable, elle a pris la forme de la loi pour frapper sa victime. Mais c’est la loi à la main que le vainqueur a toujours proscrit le vaincu, et si l’on prenait tel code de circonstance, rédigé sous prétexte de salut public, on en ferait jaillir le sang comme d’une éponge. »

Il disait encore : « Si le despotisme de race a disparu de la scène, il pourrait bien toutefois avoir laissé après lui un bâtard qui ne demande pas mieux que de recueillir sa succession. Ce bâtard c’est le salut public. Le salut public a naturellement pour mission de sauver le peuple, de le sauver de toute façon, de le sauver tantôt au nom de la liberté, tantôt au nom de l’ordre, peu importe, pourvu qu’il le sauve et qu’il paye convenablement le mérite du sauveur. »

Ainsi parlait Eugène Pelletan dans son beau livre les Droits de l’homme.

Son très digne fils, brillant héritier, soutien et défenseur des traditions paternelles, a tenu le même langage avec autant de fermeté et même d’intransigeance : « La liberté consiste à pouvoir ouvrir des écoles et non pas à les faire rétribuer par le budget. » (Justice, 27 février 1880.) — Il disait encore : « Si le gouvernement, pour combattre les envahisseurs catholiques, emploie les moyens