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du moyen âge avaient la sincérité de ne pas parler de liberté.

Qui ne voit que, comme diraient les bonnes gens, et en effet ici la parole est au gros bon sens, parce que c’est du bon sens le plus vulgaire qu’on se moque, qui ne voit qu’un enseignement est toujours un enseignement, que, de quelque biais qu’il se présente et de quelque nom spécieux qu’il se couvre, il est toujours une influence directe d’un esprit sur d’autres esprits et une pénétration d’un certain nombre d’esprits par l’esprit qui les gouverne ; que, par conséquent, quelque caractère que vous prétendiez garder ou conserver à votre enseignement, si vous enseignez seuls vous possédez seuls ; et que ce monopole de possession, si fastueusement, si sincèrement peut-être que vous lui mettiez l’étiquette de liberté, est une tyrannie absolue.

Voilà les idées et voilà les prétentions des absolutistes en fait d’enseignement. Elles sont exactement celles de catholiques retournés, et, du reste, le tempérament français est tellement catholique que je ne vois en France presque absolument que des catholiques à l’endroit ou des catholiques à l’envers.

Les procédés même, et cela est bien naturel, car le nombre des procédés n’est pas illimité et il nous faut bien revenir à ceux qui furent autrefois ceux de nos adversaires, quand nous avons exacte-