Ouvrir le menu principal

Page:Duru et Chivot - La Fille du tambour-major.djvu/91

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



MONTHABOR.

C’est bon… on y va… (Bas, à Stella en lui montrant Claudine.) Regarde, voilà comme tu serais.

Il sort par le fond.


GRIOLET, entrant par la droite.

Ah ! Claudine… (Poussant un cri.) Oye !… J’ai eu tort de mettre les bottes du sergent… (A Claudine) Il est fini, complètement fini, votre uniforme.


STELLA, au fond, écoutant, à part.

Un uniforme…


GRIOLET, à Claudine.

Et fignolé !… je ne vous dis que ça. (Montrant la droite.) Je l’ai étalé là, sur deux chaises, il fait un effet…

Pendant la ritournelle du couplet, Stella entre vivement dans la chambre de droite.

COUPLETS.
I
Il est là ce bel uniforme
Tout pimpant, tout luisant, tout frais,
Eu lui donnant un’joli’forme
C’est aux vôtres que je pensais !
Oui, cher’Claudine, avec ivresse
En le confectionnant pour vous,
Je ne voyais, je le confesse,
Que ce qu’il y aurait dessous !
II
Le corsage c’est ça qui m’occupe,
Sur votre bust’va se mouler ;
Les plis de cette heureuse jupe
Sur vos hanches vont s’étaler.
En songeant que bientôt peut-être
Il emboîterait vos appas,
Je m’disais que j’voudrais bien être
Cet uniform’que je n’suis pas.