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Page:Duru et Chivot - La Fille du tambour-major.djvu/87

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MONTHABOR.

Ah !


STELLA.

Une voiture lancée à fond de train…


MONTHABOR.

Un cheval emporté, qui vous a renversée… foulée aux pieds.


STELLA.

Oui… mais comment savez-vous cela ?


MONTHABOR.

Ne faites pas attention… dites… parlez !…


STELLA.

Je les vois encore, arrivant sur moi… je voulus fuir, mais je n’eus pas le temps… À ce moment un cri répondit aux miens… un homme m’enleva dans ses bras… pleurant… me couvrant de baisers…


MONTHABOR, très ému.

C’est ça !… c’est ça !


STELLA.

Il me transporta dans notre chambre… me coucha dans mon petit lit… puis pendant ma maladie qui fut longue… il m’apportait tous les soirs des gâteaux, des joujoux…


MONTHABOR, avec des larmes dans la voix.

Un Polichinelle ?…


STELLA.

Oui… un grand Polichinelle… mais ce qu’il y avait de plus singulier, ce que je me rappelle très bien, c’est que lorsqu’il me présentait ces gâteaux et ces joujoux, il n’avait jamais les mains de la même couleur…


MONTHABOR.

Ah !…