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Page:Duru et Chivot - La Fille du tambour-major.djvu/84

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Ange radieux,
Ah ! je ne respire
Que pour vos doux yeux.

STELLA.
Un tel aveu…

ROBERT.
Un tel aveu… Pardon !… de cet amour funeste
Je saurai me guérir… bientôt je resterai
Couché sur quelque champ de bataille — et du reste
Je ferai pour cela, tout ce que je pourrai…

STELLA, avec élan.
Ah ! je vous le défends !

ROBERT.
Ah ! je vous le défends ! Stella ! chère Stella !
Ai-je bien entendu ce que vous dites là ?

STELLA.
A cet aveu tendre,
Je le dis bien bas,
Vous devez comprendre
Tout mon embarras.
Mes lèvres sont closes,
Je crains de parler,
Car il est des choses
Qu’on doit deviner.

ROBERT, très ému.

Mais non ! c’est un rêve que nous faisons là !… non, non, c’est impossible !… Adieu, Stella ! nous ne devons plus nous revoir.

Il sort par le fond dans le plus grand désordre.


MONTBABOR, qui vient d’entrer, l’appelant.

Robert !… Robert !… Eh bien ! qu’est-ce qu’il a, donc le lieutenant ?…