Ouvrir le menu principal

Page:Duru et Chivot - La Fille du tambour-major.djvu/81

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



ROBERT.

Ah çà ! Monthabor, vous êtes donc devenu sorcier ?


MONTHABOR, modestement.

Vous savez, on a des petits talents de société… Mais, c’est pas tout ça… s’agit de nous astiquer pour le bal.


GRIOLET.

Oui, faut faire honneur au régiment… je vas aller emprunter les bottes du sergent.


MONTHABOR.

Mais avant, mon fiston, emménageons dans notre nouvelle cage.


ROBERT, qui a été ouvrir la porte de droite.

Elle est superbe, et dorée sur toutes les coutures.


GRIOLET.

Allons-y… c’est là dedans que je serai bien pour donner le coup de fion à l’uniforme de Claudine.


MONTHABOR, à Robert qui est remonté et regarde attentivement à gauche.

Venez-vous, mon lieutenant ?


ROBERT, préoccupé.

Oui, oui… je vous suis.


MONTHABOR, prenant Griolet par la main.

Et ensuite, Griolet, on se dérouillera les jambes.

Ils sortent en valsant, et en faisant des grâces.


Scène XII

ROBERT, puis STELLA.



ROBERT, regardant toujours à gauche.

C’est elle !… c’est bien elle que j’aperçois là-bas…