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énormes et retentissantes paires d’éperons qui datent de Charles-Quint ; ces éperons, incrustés de métaux précieux, sont parfois d’un grand prix, surtout lorsqu’ils sortent des ateliers d’Amazoque.

Un zarape ou bien une manga complètent le costume mexicain et l’encadrent richement.

Le zarape n’est pourtant qu’une vaste couverture de laine de fabrication indigène, mais aux desseins si vifs, si bariolés et si brillants qu’on dirait, à la première vue, d’une délicate et capricieuse mosaïque. Le Mexicain possède, au suprême degré, l’art de s’en draper avec grâce, et tel homme qui, vu en veste, paraît chétif et manque d’aplomb, devient presque méconnaissable sous le zarape, il y acquiert, comme par enchantement, de la force et de la souplesse