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Scène XI.

BRANCADOR, FIAMETTA.



FIAMETTA, entrant toujours agitée.[1]

Ah ! petit gueux ! petit misérable !… Et dire que j’ai eu beau chercher, que je n’ai pu trouver une…


BRANCADOR, sans la regarder.

C’est égal… il faut que je passe ma colère sur quelqu’un… (Il l’embrasse sans la voir.[2]) V’lan ça y est !


FIAMETTA.

Tiens !…


BRANCADOR.

Ah ! des carabiniers !… (Embrassant Fiametta.)[3] « V’lan ! ça y est encore !


FIAMETTA.

Tiens !… tiens !…


BRANCADOR.

Ah ! monsieur Alberto !… (Il l’embrasse.) V’lan ! ça y est toujours !


FIAMETTA.

Tiens ! tiens ! tiens !


BRANCADOR, reconnaissant Fiametta[4]

C’est toi, petite ?


FIAMETTA.

Oui, monseigneur, c’est moi… v’là trois fois que c’est moi.


BRANCADOR.

T’aurais-je embrassée ?


FIAMETTA.

Je crois que oui.


BRANCADOR.

Ça tient à ce que je suis furieux !


FIAMETTA.

Je l’ai bien Vu tout de Suite !


BRANCADOR.

Contre ma femme !


FIAMETTA.

Tiens… comme ça se trouve !… et moi, contre mon mari !


BRANCADOR.

Ce que j’en fais, ce n’est pas pour mon agrément, crois-le bien… c’est pour la punir !


FIAMETTA.

Ce que j’en laisse faire… ce n’est pas pour mon plaisir… C’est pour me venger !..

  1. Br., F.
  2. F., Br.
  3. Br., F.
  4. F., Br.