Page:Dumanoir - Belphégor, vaudeville fantastique, 1851.djvu/31

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Des oiseaux qui, sous le feuillage,
Se font la cour,
Répétons le tendre ramage,
Le chant d’amour !…
Ah ! ah ! ah ! ah !
Ah ! ah ! ah ! ah !

Scène VIII.

Les mêmes, BELPHÉGOR.[1]



BELPHÉGOR, passant sa tête à travers la porte du pavillon, dans laquelle s’opère une ouverture circulaire.

Ouf !… j’ai profité du sommeil de Pépito, pour m’échapper furtivement de son enveloppe grossière… à présent, il s’agit de…


BRANCADOR, à Honesta.

Eh bien ?… réponds…


BELPHÉGOR.

Bon !… l’autre ménage !


BRANCADOR.

Rien ?… ça m’est égal… Je me suis mis en tête de te charmer, de te fasciner… Je vais te fasciner… attends… D’abord, cette petite croix, que tu portes au cou…


BELPHÉGOR, frissonnant.

Une croix !… je suis perdu !… fuyons !


BRANCADOR, détachant la croix.

Je l’enlève !


BELPHÉGOR, riant.

C’est lui qui l’ôte !… merci, gros mari !… Mais comment m’y prendre pour…


BRANCADOR.

Et je la remplace par ceci… Tiens ! regarde ! (Il lui présente un collier de diamants.)


BELPHÉGOR.

Des diamants !… J’ai mon idée. (Il disparaît.)


Scène IX.

BRANCADOR, HONESTA,
BRANCADOR, toujours à genoux et tenant le collier.


Air précédent.
Daigne accepter cette parure
Aux mille feux,
Qui brille moins, je te le jure,
Que tes beaux yeux !
  1. Bel., Br., la fausse H.