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REPRISE DU CHŒUR.
Honneur à la jeune maîtresse, etc.
Brancador entre au château avec Honesta.
— Les valets le suivent.

Scène V.

FIAMETTA, PÉPITO.[1]



FIAMETTA.

A-t-on jamais vu !… empêcher mon Pépito de chanter !… vieux bégueule, va !


PÉPITO, entrant et chantant.
Le bois, c’est notre maison,
Notre plancher, le gazon,
Notre…

FIAMETTA.

Veux-tu bien te taire ! (Elle lui pose la main sur la bouche.)


PÉPITO, baisant le creux de sa main.

Oh ! Dieu ! c’est-y bon ! c’est-y doux ! c’est-y…
(Reprenant à pleine voix.)

Turlurette,
Ma tanturlurette !

FIAMETTA.

Encore !… Te tairas-tu, à la fin ?


PÉPITO, très-câlin.

Oui, petite femme, oui… Ah çà ! tu n’aimes donc plus ma chanson ?…


FIAMETTA.

Si fait, je l’aime toujours… mais il y en a d’autres qui ne l’aiment pas.


PÉPITO, très-caressant.

D’autres ?… Qu’est-ce que ça me fait, à moi, d’autres ?… Est-ce que j’en connais d’autres que toi ?… (Il se couche sur ses épaules.)


FIAMETTA.

Est-il gentil !… (Lui donnant de petites tapes.) Câlin, va !… Oui, mais, ces autres-là… c’est M. le marquis, not’ maître…


PÉPITO.

Ah bah !


FIAMETTA.

Qui vient d’arriver avec sa femme !…


PÉPITO.

Ah bah !


FIAMETTA.

Même qu’il y a fête au village ce soir, à l’occasion de leur mariage.

  1. P., F.