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(Le gâteau s’ouvre, et Belphégor s’y enfonce peu à peu, pendant un chœur infernal, qu’on entend dans le lointain.)


CHŒUR.
Enfant des ténèbres,
Triomphe à ton tour !
Des démons célèbres
Sois digne en ce jour !
Jusqu’en ce refuge,
Soumis à sa loi,
L’enfer qui te juge
A les yeux sur toi !


Belphégor a disparu dans le gâteau qui, jaune d’abord, devient tout noir. — Bruit de voiture, de clochettes, de fouet, etc.


Scène IV.

FIAMETTA, puis BRANCADOR, puis HONESTA.[1]



FIAMETTA, accourant.

Ah mon Dieu ! quel est ce bruit ?… qu’est-ce qui nous survient encore ?


BRANCADOR, accourant de son côté.

C’est elle !… Elle arrive ! elle arrive !…


FIAMETTA.

Mme la marquise ?


BRANCADOR, l’entraînant au fond.

Tiens ! vois-tu ce carrosse ?… c’est ma femme !… Vois-tu ces deux grandes mules ?… c’est ma… non, je veux dire…


FIAMETTA.

Oui, oui, je la vois ! elle descend !…


BRANCADOR.

Et je ne suis pas là !… (Dans le plus grand trouble.) Holà ! mes laquais !… tous mes laquais !… où sont donc tous mes laquais ?… (Ils entrent.[2]) Ah ! les voici… Tous mes laquais, développez Vous sur un rang… les bras tendus, l’œil radieux, la bouche souriante… comme ceci, voyez… et un chœur à l’entrée de la marquise… quelque chose dans ce genre… (Chantant.)

Amis, rendons hommage…

Ou bien… (Chantant un autre air, plus haut.)

Que d’attraits ! qu’elle est belle !…

Ou bien encore… (Chantant très-haut.)

Ah ! quel beau jour,
Pour notre amour !
Ah ! quel…
  1. F. au fond, Br.
  2. Les laquais, Br., F. au fond.