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Scène II


Tombée du soir. Par le fond, on aperçoit toute la profondeur du rivage et de la mer que commence à dorer le couchant.

Entre la Courtisane.



La Courtisane

Ô fleurs d’illusion et d’artifice,
Fleurs que tissaient, ô Floramyes, vos mains complices,
Ô parures,
Joyaux qui divinisaient ma chevelure,
Ors aux hyperboliques toutes-puissances,
Et vous, exacerbées essences,
Et vous,
Inéluctables fards par qui chacun tombait à mes genoux,
Vous, mon resplendissement,
Vous êtes donc ma honte et ma perte et mon châtiment.
 
Le soir revient ;
Tel que les soirs anciens,