Page:Doyle - Sherlock Holmes triomphe.djvu/273

Cette page a été validée par deux contributeurs.


vins vous voir ce matin-là pour connaître l’étendue de ma faute. À partir de cet instant, je n’avais plus qu’une idée, celle de retrouver la lettre perdue. Elle devait encore être là où Lucas l’avait mise, car il l’avait cachée avant que la femme entrât dans la pièce et, sans son arrivée soudaine, je n’aurais jamais connu l’existence de sa cachette. Comment pouvais-je entrer dans l’appartement ? Pendant deux jours, je surveillai la maison, mais je ne vis pas une seule fois la porte ouverte. Hier au soir, je fis une dernière tentative. Vous savez comment j’ai réussi. Je rapportai le document, songeant à le détruire pour ne pas avouer ma faute à mon mari. Ciel ! j’entends son pas dans l’escalier.

Le secrétaire d’État entra vivement dans le petit salon.

— Avez-vous des nouvelles, monsieur Holmes ?

— J’ai quelque espoir.

— Ah ! Dieu soit loué !

Son visage devint radieux.

— Le premier ministre déjeune chez moi. Puisse-t-il partager vos espérances ! Il a des nerfs d’acier et pourtant, je sais qu’il a à peine dormi depuis le terrible événement. Jacobs