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valeur pratique, mais, depuis qu’il a définitivement quitté Londres pour habiter les dunes du Sussex, où il se livre à ses études et à l’apiculture, toute réclame lui est devenue particulièrement désagréable. Il m’a donc prié de considérer désormais, à ce sujet, ses désirs comme des ordres. Cependant, après lui avoir affirmé que j’avais promis de raconter l’aventure de la seconde tache quand le moment serait venu, et lui avoir fait comprendre qu’il était indispensable que cette longue série de récits fût terminée par l’épisode soulevant la question internationale, la plus importante dont il eût jamais à s’occuper, j’arrivai enfin à lui arracher son consentement, à la condition, toutefois, de prendre toutes les précautions, afin d’éviter que les personnages réels fussent découverts. Si, au cours de ce récit, je reste parfois dans le vague, le public comprendra maintenant parfaitement la cause de mes réticences.

Ce fut donc un mardi matin de l’automne, d’une année dont je ne préciserai pas même la décade, que nous reçûmes, dans notre humble appartement de Baker Street, la visite de deux personnages dont la renommée était euro-