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commander n’était pas encore lancé. Je dus passer deux mois en famille à Sydenham. Un jour, dans un petit sentier, je rencontrais Thérèse Wright, sa femme de chambre, et elle me racontait la triste vie que menait sa maîtresse. J’ai failli en devenir fou… Penser que cet ivrogne avait osé lever la main sur elle ! Je rencontrai Thérèse de nouveau, puis Mary elle-même. Nous eûmes quelques rendez-vous ensemble, puis elle refusa de me recevoir. L’autre jour, je fus informé que mon départ devait avoir lieu dans huit jours, et je voulus à tout prix la revoir avant de la quitter peut-être pour toujours. Thérèse m’était restée fidèle, car elle adorait sa maîtresse et haïssait son bourreau autant que je le haïssais. Par elle, j’appris les habitudes de la maison. Mary se tenait souvent le soir dans un petit boudoir où elle lisait. Je m’y suis rendu la nuit dernière et j’ai gratté à la fenêtre. Tout d’abord, elle refusa de m’ouvrir. Elle m’aime… — je le sais maintenant — et elle n’eut pas le courage de me laisser exposé au froid glacial de la nuit. Elle me dit tout bas de me rendre à la porte-fenêtre que je trouvai ouverte et j’entrai dans la salle à manger. J’ap-