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— Que désirez-vous que je fasse ?

— Dites-moi la vérité sur le drame de l’Abbaye de Grange, la vérité, voyez-vous, sans rien ajouter, sans rien omettre, entendez-vous. Je me rends compte déjà de la scène, de sorte que si je m’aperçois que vous me trompez je lancerai par la fenêtre un coup de sifflet et je me laverai les mains de ce qui pourra advenir.

L’officier réfléchit quelques instants.

— Enfin, dit-il, allons-y ! Je pense que vous êtes un homme de parole et je vous dirai toute la vérité. Je commence par vous déclarer que je ne regrette rien, que je ne crains rien et qu’en pareille circonstance j’agirais de même. Cet homme méritait ce châtiment, mais cette pauvre Mary Fraiser ! — je ne l’appellerai jamais d’un autre nom — quand je pense que je pourrais lui causer des ennuis, alors que je donnerais ma vie pour la voir sourire… c’est cela qui me terrifie !… Et pourtant… pourtant… pouvais-je faire autrement ? Je vais vous raconter mon histoire, messieurs, et vous jugerez !

Il faut que je revienne en arrière. Vous semblez connaître tout ; vous devez donc savoir