Page:Doyle - Sherlock Holmes triomphe.djvu/177

Cette page a été validée par deux contributeurs.


nuit a été nécessaire pour ces opérations… Enfin, nous voici à la gare de Chislehurst et nous saurons bientôt à quoi nous en tenir.

Après une promenade d’environ deux milles par des chemins étroits, nous arrivâmes devant une grille qui nous fut ouverte par un vieux concierge, dont le visage affligé laissait facilement deviner qu’un drame venait de se produire. L’avenue, formée de vieux ormes, traversait un parc magnifique et se terminait devant un château peu élevé mais très long, avec des colonnades fort élégantes. La partie centrale de la construction était fort antique ; elle était recouverte d’un épais tapis de lierre, au milieu duquel de larges baies montraient les perfectionnements apportés par l’art moderne. Une des ailes du bâtiment paraissait entièrement neuve. Sur le perron se détachait la silhouette jeune et alerte, le visage animé de l’inspecteur Stanley Hopkins.

— Je suis très heureux de votre arrivée, monsieur Holmes, et de celle du Dr Watson, dit-il, mais vraiment, si c’était à refaire, je ne vous aurais pas causé l’ennui d’un voyage, car la dame a repris ses sens et nous a donné de