Page:Doyle - Sherlock Holmes triomphe.djvu/14

Cette page a été validée par deux contributeurs.


— Mon cher ami, je vous félici…

— À la femme de chambre de Milverton !

— Grand Dieu ! Holmes !

— J’avais besoin de renseignements, Watson.

— Vous êtes allé bien loin !

— Il fallait faire le saut ; je suis, pour elle, un plombier dont le commerce marche bien, et je m’appelle Escott. Je suis sorti tous les soirs avec elle et j’ai pu lui parler. Ciel, quelles conversations ! Je suis pourtant arrivé à savoir ce que je voulais et je connais la maison tout entière, sur le bout du doigt.

— Mais cette fille, Holmes ?

Il haussa les épaules.

— Que voulez-vous, mon cher Watson ? Il faut jouer tous ses atouts pour gagner une pareille partie ; mais, rassurez-vous, j’ai un rival qui ne manquera pas de me remplacer quand je me serai retiré. Quel temps merveilleux, ce soir !

— Vous trouvez ?

— Oui, merveilleux pour mes desseins : j’ai l’intention, Watson, de cambrioler cette nuit la maison de Milverton !