Page:Doyle - Sherlock Holmes triomphe.djvu/13

Cette page a été validée par deux contributeurs.


Enfin avec le geste d’un homme qui vient de prendre une décision, il se leva brusquement et passa dans sa chambre ; bientôt après, un jeune ouvrier avec une barbiche en sortit et avant de descendre dans la rue, alluma sa pipe en terre à notre lampe.

— Je reviendrai tôt ou tard, Watson, dit-il.

Et il disparut dans la nuit.

Je compris qu’il avait commencé sa campagne contre Charles-Auguste Milverton, mais sans soupçonner l’étrange tournure que les choses allaient prendre.

Pendant plusieurs jours, je vis Holmes à toute heure du jour et de la nuit, aller et venir dans ce costume ; mais, sauf qu’il m’affirmait ne pas perdre son temps à Hampstead, j’ignorais tout ce qu’il complotait. Enfin, un soir de tempête, il revint de sa dernière expédition, se débarrassa de son déguisement, se tint devant le feu et partit d’un rire joyeux.

— Vous ne soupçonniez pas que j’allais me marier, Watson, dit-il.

— Oh ! cela non !

— Eh bien, je suis heureux de vous annoncer que je suis fiancé.