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eligieuse sans laquelle les mensonges d'Oates et de Dangerfield auraient été vains.

Au temps de ma jeunesse, des causes particulières avaient enflammé cette hostilité et l'avaient rendue d'autant plus âcre qu'il s'y mêlait un grain d'effroi.

Aussi longtemps que les catholiques furent à l'état d'obscure faction, on put les négliger mais vers la fin du règne de Charles II, lorsqu'il parut absolument certain qu'une dynastie catholique allait monter sur le trône, que le catholicisme serait la religion de la Cour et l'échelle pour monter aux dignités, on sentit que le jour approchait où il tirerait vengeance de ceux qui l'avaient foulé aux pieds dans le temps où il était sans défense.

L'Église d'Angleterre qui a besoin du Roi comme l'arc de sa clef; la noblesse dont les domaines et les coffres s'étaient enrichis du pillage des abbayes; la populace chez qui les notions au sujet du papisme étaient associées à celles d'instruments de torture, du martyrologe de Fox, ne fut pas moins troublées.

Et l'avenir n'avait rien de rassurant pour notre cause.

Charles était un protestant des plus tièdes, et même, au lit de mort, il prouva qu'il n'était pas protestant du tout.

Il n'y avait plus aucune probabilité pour qu'il eût une descendance légitime.