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-Ah! voici qu'a lieu le rassemblement des aigles, s'écria Maître Josué Pettigrue, en secouant la tête. Ce sont des gens aux beaux vêtements, avec chevaux de guerre et chariots, et harnais, comme les Assyriens de jadis, mais l'Ange du Seigneur soufflera sur eux pendant la nuit. Oui, dans sa colère, il les tranchera tous, et ils seront détruits.

-Amen! Amen! crièrent tous ceux des paysans qui étaient assez près pour entendre.

-Ils ont élevé leur corne, Maître Pettigrue, dit le Puritain aux cheveux gris. Ils ont établi leur chandelier sur une hauteur, le chandelier d'un rituel corrompu et d'un cérémonial idolâtre. Ne sera-t-il pas abattu par les mains des justes ?

-Oh! voici que ledit chandelier a grossi et qu'il brûle en produisant de la suie et qu'il fut même un sujet de répugnance pour les narines, dans les jours de nos pères, s'écria un lourdaud, à figure rouge, que son costume indiquait comme appartenant à la classe des yeomen. Il en était ainsi quand le vieux Noll prit ses mouchettes et se mit à l'arranger. C'est une mèche qui ne peut être taillée que par l'épée des fidèles.

Un rire farouche de toute la troupe montra combien elle goûtait les pieuses plaisanteries du compagnon.

-Ah! frère Sandcroft, s'écria le pasteur, il y a tant de douceur, tant de manne ca