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avec un ou deux chefs de paysans. Nous sommes donc d'avis qu'avant de nous accompagner, vous nous remettiez vos épées, pistolets, et autres armes charnelles.

-Non, cher monsieur, cela ne saurait être. Un cavalier ne peut se défaire honorablement de sa lame ou de sa liberté, de la façon que vous demandez. Tenez-vous tout près de moi du côté de la bride, Clarke, et sabrer le premier coquin qui mettra la main sur vous.

Un bourdonnement de fureur monta de la foule.

Une vingtaine de bâtons et de lames de faucilles se levaient contre nous, quand le ministre intervint de nouveau et imposa silence à sa bruyante escorte.

-Ai-je bien entendu ? demanda-t-il. Est-ce que vous vous nommez Clarke ?

-Oui, répondis je.

-Votre nom de baptême ?

-Micah.

-Demeurant à... ?

-Havant.

Le Clergyman s'entretint quelques instants avec un barbon aux traits durs, vêtu de bougran noir, qui se trouvait tout près de lui.

-Si vous êtes réellement Micah Clarke, de Havant, dit-il, vous pourrez nous dire le nom d'un vieux soldat, qui a appris la guerre en Allemagne et qui devait se rendre avec vous au camp des fidèles.