Page:Doyle - Les recrues de Monmouth, trad. Savine, 1911.djvu/272

Cette page n’a pas encore été corrigée


onde ou Buckingham, qui avaient leurs vingt mille livres, jusqu'à ce prêcheur de Dick Talbot, il n'y en avait pas un de ma société qui n'eût pu m'acheter.

«Et pourtant il me fallait ma voiture à quatre chevaux, ma maison à la ville, mes domestiques à livrée, mon écurie pleine de chevaux.

«Pour être à la mode, il me fallait mon poète, auquel je jetais une poignée de guinées pour payer sa dédicace.

«Eh! Le pauvre diable, il est le seul à me regretter.

«Je suis sûr qu'il avait sur le coeur un poids aussi lourd que ses vers le jour ou il s'aperçut que j'avais disparu, bien qu'à ce moment là, il ait peut-être gagné quelques guinées à composer une satire contre moi.

«Elle aurait trouvé de nombreux acheteurs parmi mes amis.

«Pardieu! je me demande où en sont mes levers et sur qui mes courtisans se sont jetés présentement.

«Ils étaient là, tous les matins, le maquereau français, le fanfaron anglais, l'homme de lettres besogneux, l'inventeur méconnu, je n'aurais jamais cru pouvoir me débarrasser d'eux, mais maintenant je m'en suis délivré de la façon la plus complète. Quand le pot à miel est cassé, adieu les mouches!

-Et vos nobles amis ? demandai-je, aucun