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véritable soldat commence toujours par s'occuper de son cheval. Je vous prie donc de mettre les vôtres à l'entrave au dehors, car je n'ai ni valet d'écurie ni domestiques à qui les confier.

La maison inconnue, où nous entrâmes aussitôt, avait été agrandie aux dépens de la pente de la hauteur contre laquelle elle avait été construite, en sorte qu'elle formait une salle très longue et très étroite.

Les extrémités de cette grande pièce, au moment de notre entrée, étaient plongées dans l'ombre, mais au centre flambait avec une vive lumière un brasier plein de charbon, au-dessus duquel était suspendue une marmite de cuivre.

À côté du feu, une longue table de bois était couverte de flacons de verre au goulot recourbé, de bassins, de tubes, d'autres instruments dont je ne connaissais ni le nom ni l'usage.

Une longue rangée de bouteilles contenant des liquides et des poudres de diverses couleurs était disposée sur une étagère.

Une autre étagère supportait une assez belle collection de volumes bruns.

Il y avait, en outre, une seconde table d'un travail grossier, deux commodes, trois ou quatre tabourets de bois, plusieurs grandes feuilles épinglées aux murs et entièrement couvertes de chiffres, de figures symboliques, auxquelles je ne compris rien.

L'odeur désagréable qui nous avait acc