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de ta force t'interdisaient de te joindre à nous, j'espère que tu lutteras pour nous par la prière, ainsi que le fit le saint prophète d'autrefois.

«Peut-être même, car j'apprends que tu as prospéré en ce qui concerne les choses de ce monde, seras-tu en état d'équiper un piquier ou deux, ou d'envoyer un présent pour la caisse de l'armée, laquelle ne sera pas des mieux pourvues.

«Ce n'est point dans l'or que nous mettons notre confiance, mais dans l'acier et dans la bonté de notre cause.

«Cependant l'or sera le bienvenu.

«Si nous échouons, nous tomberons en hommes et en chrétiens.

«Si nous réussissons, nous verrons comment ce parjure de Jacques, ce persécuteur des saints, cet homme au coeur dur comme la pierre de dessous dans un moulin, et qui souriait à Edimburg quand les pouces des fidèles étaient arrachés de leur articulation, nous verrons s'il supportera virilement l'adversité quand elle fondra sur lui.

«Que la main du Tout-Puissant soit au-dessus de nous!

«Je sais peu de chose sur le compte du porteur de cette lettre, excepté qu'il se dit du nombre des élus.

«Si tu viens au camp de Monmouth, fais en sorte de l'avoir avec toi, car il a acquis une