Page:Doyle - La Grande Ombre.djvu/32

Cette page a été validée par deux contributeurs.


après moi, et à dire alors : « Tiens ! vous êtes là ! » en faisant l’étonnée.

Mais bientôt je m’aperçus qu’elle avait aussi de bons côtés.

Elle me donnait quelquefois des pennie, tellement qu’une fois j’en eus quatre dans la poche, mais ce qu’il y avait de mieux en elle, c’étaient les histoires qu’elle savait conter.

Elle avait une peur affreuse des grenouilles.

Aussi je ne manquais pas d’en apporter une, et de lui dire que je la lui mettrais dans le cou, à moins qu’elle ne me contât une histoire.

Cela l’aidait à commencer, mais une fois en train, c’était étonnant comme elle allait.

Et à entendre les choses qui lui étaient arrivées, cela vous coupait la respiration.

Il y avait un pirate barbaresque qui était allé à Eyemouth.

Il devait revenir dans cinq ans avec un vaisseau chargé d’or pour faire d’elle sa femme.

Et il y avait un chevalier errant qui lui aussi était allé à Eyemouth et il lui avait donné comme gage un anneau qu’il reprendrait à son retour, disait-il.

Elle me montra l’anneau, qui ressemblait