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presque à bout portant, d’énormes masses de cavalerie, disposées dans leurs intervalles, pour les défendre contre toute attaque.

Quand ce tapage infernal arriva à nos oreilles, il n’y eût pas un homme, jusqu’au petit tambour, qui ne comprît ce que cela signifiait.

C’était le dernier et suprême effort que faisait Napoléon pour nous écraser.

Il ne restait plus que deux heures de jour, et si nous pouvions tenir ce temps-là, tout irait bien.

Épuisés par la faim, la fatigue, accablés, nous faisions des prières pour obtenir la force de charger nos armes, de sabrer, de tirer, tant qu’un de nous resterait debout.

Maintenant, la canonnade ne pouvait plus nous faire grand mal, car nous étions couchés à plat ventre, et nous pouvions en un instant nous dresser en une masse hérissée de baïonnettes, si la cavalerie fondait de nouveau sur nous.

Mais, derrière le tonnerre des canons, s’entendait un bruit plus clair, plus aigre, un bruit de froissement, de frottement, le plus