Page:Doyle - La Grande Ombre.djvu/232

Cette page a été validée par deux contributeurs.


Il y avait encore un bruit très fort vers l’aile la plus éloignée, où les Prussiens se frayaient passage en avant, mais c’était à deux milles de là.

Les autres batteries, tant françaises qu’anglaises, se turent.

La fumée s’éclaircit de façon que les deux armées purent se voir un peu.

Notre crête offrait un spectacle terrible. On eût dit qu’il restait à peine quelques parcelles de rouge et des lignes vertes à l’endroit où avait été la légion allemande, tandis que les masses françaises semblaient aussi denses qu’avant.

Nous savions pourtant qu’ils avaient dû perdre plusieurs milliers d’hommes dans ces attaques.

Nous entendîmes de grands cris de joie partir de leur coté ; puis, tout à coup, leurs batteries rouvrirent le feu avec un vacarme tel que celui qui venait de finir n’était rien en comparaison.

Il devait être deux fois aussi fort, car chaque batterie était deux fois plus rapprochée.

Elles avaient été déplacées de façon à tirer