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vement désordonné parmi les hommes qui se trouvaient juste devant nous.

Une mince colonne se détacha de la grosse masse bleue, et s’avança d’un pas vif vers la ferme située en bas de notre position.

Elle n’avait pas fait cinquante pas qu’un coup de canon partit d’une batterie anglaise à notre gauche.

La bataille de Waterloo venait de commencer.

Il ne m’appartient pas de chercher à vous raconter l’histoire de cette bataille, et d’ailleurs je n’aurais pas demandé mieux que de me tenir en dehors d’un pareil événement, s’il n’était pas arrivé que notre destin, celui de trois modestes êtres qui étaient venus là de la frontière, avait été de nous y mêler au même point que s’il s’était agi de n’importe lequel de tous les rois ou empereurs.

À dire honnêtement la vérité, j’en ai appris sur cette bataille, plus par ce que j’ai lu que par ce que j’ai vu.

En effet, qu’est-ce que je pouvais voir, avec un camarade de chaque côté, et une grosse masse de fumée blanche au bout de mon fusil.