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Lorsque j’entrai dans le corridor, un souffle frôla ma figure : la porte de la maison était entièrement ouverte, et la lumière grise de l’aube dessinait une autre porte sur le mur du fond.

Je regardai.

Je trouvai également ouvertes la porte de la chambre d’Edie et celle de de Lapp.

Je compris alors, comme à la lueur d’un éclair, ce que signifiaient ces cadeaux offerts la veille : c’était des présents d’adieu.

Tous deux étaient partis.

J’eus de l’amertume au cœur contre la cousine Edie, en entrant et m’arrêtant dans sa chambre.

Penser que pour un nouveau venu, elle nous avait laissé là, tous, sans un mot de bonté, sans même un serrement de main !

Et lui aussi !

J’avais été épouvanté de ce qui arriverait quand il se rencontrerait avec Jim. Mais en ce moment, on eût dit qu’il avait évité cette rencontre, et cela avait quelque apparence de lâcheté.

J’étais plein de colère, humilié, souffrant.