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Page:Doyle - Du mystérieux au tragique.djvu/50

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IL SE MIT À L’ATTAQUER AVEC UNE ESPÈCE D’OUTIL BRILLANT (P. 52)

la nuit dans cette salle la lumière électrique ; nous veillerons, vous et moi, dans le débarras ; et nous éluciderons ainsi à nous deux le mystère. Notre homme s’attaquant chaque fois à quatre pierres, il lui reste à s’exercer sur quatre. Il y a tout lieu de croire qu’il reviendra cette nuit pour en finir.

— Excellent ! approuvai-je.

— Nous tiendrons la chose secrète. Nous n’en soufflerons mot ni à la police, ni à Simpson. Vous vous joindrez à moi ?

— Le plus volontiers du monde.

Et d’accord avec lui, je retournai, le soir, sur le coup de dix heures, à Belmore Street Museum. Je le trouvai qui essayait de dominer son agitation nerveuse. Comme il était encore trop tôt pour commencer notre veillée, nous passâmes chez lui une ou deux heures à vérifier tous les aspects de ce singulier problème. Enfin, les roulements de voitures, les bruits de pas qui se hâtent décrurent et s’espacèrent à mesure que les chercheurs de plaisirs nocturnes s’écoulaient, qui vers leurs gares, qui vers leurs domiciles. Aux approches de minuit, Mortimer me conduisit dans le débarras d’où l’on prenait vue sur la grande salle.

Il l’avait visité dans la journée et y avait disposé deux lits de sangle où nous n’avions qu’à rester étendus pour surveiller commodément le Musée. Une épaisse couche de poussière recouvrait la vitre de la lucarne ; et l’on ne pouvait, d’en bas, en levant les yeux, connaître qu’on fût guetté. Nous nettoyâmes, de chaque côté, un petit coin du carreau, assez pour voir toute la salle. Sous la froide clarté blanche des globes, les objets se détachaient durs et nets ; et je