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Page:Doyle - Du mystérieux au tragique.djvu/11

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si assourdi qu’en fut le timbre, il n’y avait pas à douter qu’il fut d’une voix féminine. Et elle parlait précipitamment, par phrases saccadées et brèves, voix pitoyable, haletante et implorante. Miss Witherton et moi, nous restâmes un instant à nous regarder l’un l’autre. Puis nous nous dirigeâmes vivement vers la porte du vestibule.

— Cela venait par la fenêtre, dis-je.

— Nous n’avons pas à jouer le rôle d’espions, répondit-elle. Oublions ce que nous avons entendu.

Elle manifestait si peu de surprise que j’eus un soupçon.

— Vous avez déjà entendu cette voix ? m’écriai-je.

— Bien malgré moi. Et souvent. Car je loge dans la tour, à l’autre étage.

— Qui peut être cette femme ?

— Je n’en ai aucune idée. Mais n’en parlons plus, je préfère.

À son accent, je devinai suffisamment