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l’a imprimé à Moscou avant la censure. Marozov aime ces livres-là. Il m’a même bien remercié…

Kolia tenait le petit canon dans sa main pour que tout le monde pût le voir et jouir du spectacle.

Ilioucha se souleva un peu sur son lit et, tenant toujours Pérezvon dans son bras droit, examina curieusement le joujou.

Mais l’effet fut plus grand encore quand Kolia ajouta qu’il avait aussi de la poudre et qu’on pouvait tirer tout de suite si les dames n’en étaient pas effrayées.

La maman demanda à voir le joujou de plus près, et on le lui remit aussitôt.

Le canon de cuivre avec ses roues mobiles lui plut énormément, et elle le fit rouler sur ses genoux.

On lui demanda la permission de tirer ; elle y consentit immédiatement