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vous n’avez pas assez souffert de Foma Fomitch ni de votre grand-mère et que, malgré votre affection pour votre bon oncle, vous n’avez encore pu apprécier les tortures qu’on lui fait endurer. Vous ne faites que d’arriver... Mais attendons ! Restez seulement jusqu’à demain soir et vous consentirez. Autrement, votre oncle est perdu, comprenez-vous ? On le mariera de force. N’oubliez pas qu’il pourrait faire sa demande dès demain et qu’alors, il serait trop tard ; il vaudrait mieux vous décider aujourd’hui !

— Vraiment, je vous souhaite toute réussite, mais, pour ce qui est de vous aider... Je ne sais trop...

— Entendu. Mais attendons jusqu’à demain, conclut Mizintchikov avec un sourire moqueur. La nuit porte conseil. Au revoir. Je reviendrai vous voir demain de très bonne heure. Réfléchissez.

Et il s’en fut en sifflotant.

Je sortis presque sur ses talons pour prendre un peu l’air. La lune n’était pas encore levée ; la nuit était noire et l’atmosphère suffocante ; pas un mouvement dans le feuillage. Malgré mon extrême fatigue, je voulus marcher, me distraire, rassembler mes idées, mais je n’avais pas fait dix