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tard et la mort vint mettre fin aux souffrances de l’esclave. «

Les brodequins sont formés de deux bouts de madrier de pin, de deux pouces d’épaisseur, un pied de largeur et deux pieds de longueur. Sur un de leurs côtés, une entaille semi-circulaire sert à loger le bas de la jambe, et une fois les deux morceaux rapprochés on les assujétit l’un à l’autre avec des clés de bois. L’esclave mis dans les brodequins doit se tenir debout sous peine de se disloquer la cheville ou de casser l’os de sa jambe. On l’y laissait quelquefois plusieurs jours de suite.

La cloche est un instrument beaucoup plus compliqué que le brodequin.

Une ceinture de fer entoure le corps et se ferme sur les reins avec un cadenas. Au-dessous du cadenas une plaque de fer se détachant de la ceinture est percée pour recevoir l’extrémité inférieure d’une barre de fer. Un collier de fer se place autour du cou et son rebord supérieur est limé de manière à former des dents de scie. De ce collier sort par derrière un anneau de fer d’un pouce de diamètre. On fait passer dans cet anneau une barre de fer qui va