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fixé à Montréal en attendant qu’il puisse retourner en Louisiane sans courir le risque d’être pendu à un arbre de la grande route par les partisans de l’ordre.

Il me disait dernièrement qu’il avait connu un créole qui adoptait quelquefois, pour ses négresses, le genre distingué de punition que voici. Il mettait aux souliers de son fils, âgé de six ans, une paire d’éperons. Puis il forçait une négresse de se déshabiller complètement et il la faisait se placer à quatre pattes sur le plancher. Alors il plaçait monsieur son fils à cheval sur le dos de la négresse et celui-ci la faisait courir en lui enfonçant ses éperons dans les flancs.

Voilà comme les enfants grandissaient en s’endurcissant sur les souffrances des nègres.

Comment pouvaient-ils ne pas devenir brutaux et cruels ? On s’appliquait à les former ainsi !

Mais je ne vous ai pas encore parlé des instruments de torture dont on se servait pour punir les nègres sans leur laisser de marques permanentes. Les plus usités étaient la vis, les brodequins, la cloche, le bâillon, la palette.