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Cette remontrance à l’eau de rose fait voir ce qu’un pauvre nègre pouvait espérer de la sympathie d’un blanc. Voyez toutes ces précautions pour arriver au fait ; voyez cette protestation de dévouement à l’institution sacrée ; voyez cette admission si atroce dans sa naïveté, qu’un assassinat aussi caractérisé dépassait un peu les bornes de la sévérité ! Voilà un infâme blanc qui fait dévorer son nègre pour sauver son chien ; qui porte un pistolet et n’a pas même le courage de s’en servir pour tuer deux bêtes féroces ; qui n’a pas le gros bon sens de passer son pistolet à son esclave pour qu’il puisse au moins se défendre et qui finit par le tuer parce qu’il ne tente pas l’impossible ! Eh bien tout ce qu’un journaliste du Sud exprime en parlant de cet acte sans nom, c’est que cela dépasse un peu les bornes de la sévérité ; qu’il lui semble que ce n’était pas l’esclave qui avait tort, mais il ose à peine se permettre d’avoir une pareille pensée ! ! Mais par exemple pas un mot pour appeler la vindicte publique ou l’action de la loi sur ce misérable que rien n’indique avoir été puni ! !

Passons à un autre fait de despotisme