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ne voudrions certes pas être rangés parmi ces gens sans principe et sans loi qui contestent l’autorité des maîtres sur leurs esclaves ; nous savons aussi bien que qui que ce soit que l’esclave est la propriété absolue et inaliénable de son maître, mais il est des cas néanmoins où, quand celui-ci exige des choses déraisonnables, l’esclave devrait au moins trouver quelque protection dans l’opinion publique. Voici ce qui s’est passé.

« Un citoyen de cette ville passait hier dans une rue fréquentée suivi d’un magnifique chien de Terreneuve et d’un esclave. (Toujours l’animal avant le nègre ! !) Deux dogues énormes, qu’on avait eu l’imprudence de laisser libres, sortent tout-à-coup d’une allée et se jettent furieux sur le chien de Terreneuve qui ne put comme de raison faire face à de tels assaillants et fut terrassé en un instant. Le maître du Terreneuve, voyant que son chien allait être étranglé, ordonne à son esclave de séparer les combattants. Celui-ci, qui savait ce qu’il avait à attendre de ces dogues habitués à dépister les nègres et qui en avaient souvent goûtés, représente à son maître qu’il va lui aussi