Page:Dessaulles - La guerre américaine, son origine et ses vraies causes, 1865.djvu/271

Cette page a été validée par deux contributeurs.
— 273 —

Voilà quelque chose d’horrible ; en bien, le journal appelle cela tout uniment un assaut. Point de qualification appropriée à l’atrocité de l’acte. On en parle comme nous ferions ici d’un soufflet donné dans un moment d’impatience. Cinquante blessures faites à une femme avec un couteau lancé de loin… ou ne voit là qu’un assaut ordinaire ! Mais ce n’est pas tout. Voilà la colère folle s’acharnant sur la négresse, voyez maintenant la suite.

« Le même jour Clark fouetta sa femme et lui laboura la tête avec son couteau, non pas d’une manière dangereuse, mais en lui faisant un nombre considérable de piqûres profondes. Il lui coupa aussi les paupières.

Le drame se termina vendredi dernier, par un meurtre. Le jeudi, Clark avait ordonné à sa femme d’appeler Lewis, un des nègres de la maison. Elle obéit, mais le nègre, sans doute par crainte de la fureur de son maître, refusa de venir. Quand Madame Clark revint, son mari la fouetta parce qu’elle n’avait pas ramené le nègre. Cinq fois elle fut renvoyée pour le même objet, cinq fois elle revint sans le nègre et fut fouettée chaque fois pour ne pas l’avoir