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Page:Des Essarts - Les Voyages de l’esprit, 1869.djvu/306

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dignes survivants de la Gironde, la vraie politique de conciliation eût pu se fonder, non pas à l’égard des royalistes irréconciliables, mais entre les républicains apaisés.

Cette conciliation était désirée. Le lergerminalanV, Cochery, l’orateur des sections des Quinze-Vingts et de Montreuil, dit au nom des patriotes les plus ardents : « Il est temps de fermer pour jamais l’arène politique « dans laquelle les divers intérêts s’entre-déchirent. « Dirons-nous que le peuple est las de la Révolution ? « Non, loin de nous un tel blasphème ! Il a juré de la « finir, il tiendra son serment ; il l’accomplira avec « sagesse, avec fermeté… La section des Quinze « Vingts n’épouse de parti que celui du peuple « entier ; elle ne voit dans les Français que des « frères. »

Notons un fait remarquable. A l’exception de Duquesnoy, aucun de ces représentants n’était robespierriste, aucun dantoniste, à l’exception de Ruhl ; tous appartenaient à ce que l’on pourrait nommer « la Montagne indépendante » ; libres d’engagements envers les hommes, asservis à l’intérêt public, Bourbotte et Goujon avaient applaudi au 9 thermidor ; Romme et Ruamps y avaient contribué ; Duroy auparavant avait été signalé dans le rapport de Robespierre contre les « indulgents ».

Enfin, Soubrany écrivait : « On nous désigne comme « robespierristes ; qu’on se souvienne que Robespierre, « longtemps avant son supplice, ne siégeait pas au « haut de la Montagne, où il disait sans cesse qu’étaient