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Page:De Forges, de Leuven, Roch - L'alcôve.pdf/34

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Air du Hussard.
––––––Allons, partez, sans plus attendre ;
––––––Notr’ suspect est dans le pays,
––––––Il faut absolument le prendre
––––––Avant de rentrer au logis.

TOUS LES PAYSANS.
––––––Allons, partons, etc. (Ils sortent).

Scène XVI.

RAYMOND, SAUVAGEOT, ANATOLE et MARIELLE cachés.



RAYMOND, à Sauvageot qui s’est assis tranquillement.

Ah ! ça, est-ce que tu te poses en faction ici ?


SAUVAGEOT.

Voilà ce que c’est, sergent, je voudrais que vous me fassiez un rapport officiel de dessus la conduite que je viens de déployer dans cette occasion..


RAYMOND.

Oui, mais, avant tout, tu vas me faire l’amitié de débarrasser ma chambre afin que la personne qui est ici avec moi puisse sortir.


SAUVAGEOT.

Ah !.. (A part.) Alors, je vas me planter à la porte.. je verrai bien qui que c’est. (Haut.) Adieu, sergent.


RAYMOND, se ravisant.

Au fait, non… reste, j’aime mieux ça.


SAUVAGEOT, revenant.

Du moment que vous êtes confiant.. c’est très-bien, sergent.. (Il lui donne une poignée de main.)


RAYMOND.

Avance ici… Tu vas te tourner comme ça.. contre la muraille.. fixe et immobile.. (Il le place contre le mur, la figure de Sauvageot est tournée vers le public.)


SAUVAGEOT.

Par exemple !..


RAYMOND, tirant son sabre.

Attention au commandement.. (Il lui met son sabre sur la joue.) Au moindre mouvement de conversion.. je larde..


SAUVAGEOT.

C’est une horreur… (Raymond lui fait sentir la pointe de son sabre.) Après ça… du moment que ça peut vous être agréable..


RAYMOND, le tenant en respect avec son sabre.
Air : d’Amédée de Beauplan.
––––––Mon cher, pas d’œillade indiscrète,
––––––Car mon sabre est là pour punir.

SAUVAGEOT, à part.
––––––Si je pouvais de sa retraite