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Page:Dancourt - À Mr. J. J. Rousseau, 1759.djvu/128

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ſéquences qu’il vous a plû d’en tirer. Si cependant parmi les argumens que j’ai négligés il s’en trouve quelqu’un qui vous paroiſſe plus puiſſant que ceux que j’ai attaqués & ſi vous vous imaginez que j’aie évité prudemment d’y répondre, déſabuſez vous : ils m’ont parû tous également faciles à vaincre, & je ne refuſerai point de rentrer en lice ſi vous le jugez néceſſaire : vous n’aurez qu’à m’en indiquer la néceſſité. Comme à chaque ligne de vôtre ouvrage je trouve une faute à reprendre, vôtre volume m’en feroit faire douze ſi je ne négligeois rien, ce ſeroit ennuier le Public & moi-même : cette raiſon je crois m’autoriſe à l’abregé.

Je n’emploierai pas plus d’efforts à deffendre la cauſe des Dames, que celle de la Comédie ; cet objet me procure l’occaſion de vous attaquer à mon tour. L’aſſaut ne ſeroit pas brillant ſi l’un des Gladiateurs étoit réduit toujours à la parade.




CHAPITRE IV.


Apologie des Dames.




Ô tempora
 ! ô mores  ! Les Auteurs concourent à l’envi à donner une nouvelle énergie, un nouveau coloris à cette paſſion dangereuſe, (L’amour) & depuis Moliére & Corneille, on ne voit plus réuſſir au Théatre que des Romans.

Racine, Crebillon, Voltaire, la Grange Regnard, Deſtouches, Piron, Greſſet, Ma-