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Page:Dallet - Histoire de l'Église de Corée, volume 2.djvu/519

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le missiomiaire puisse désirer en ce monde, la couronne du martyre. — M. Simon-Marie-Antoine-Just Ranfer de Bretenières, du diocèse de Dijon, né le 28 février 1838, à Chalon-sur-Saône, où ses parents faisaient momentanément leur résidence, était le fils aîné de M. le baron de Bretenières, et appartenait à une ancienne famille, dont les membres se sont longtemps succédé dans les hautes charges de la magistrature de Bourgogne. Méprisant tous les avantages que devaient lui offrir, dans le monde, une naissance illustre, la fortune, et des talents distingués, il entra en 1839 au séminaire d’Issy, et deux ans plus tard, le 25 juillet 1861, au séminaire des Missions-Étrangères, où il fit ses études de théologie. Il fut, ainsi que ses compagnons MM. Beaulieu et Dorie, ordonné prêtre le 21 mai 1864, par Mgr Thomine-Desmazures, vicaire apostolique du Thibet. — M. Bernard-Louis Beaulieu, né le 8 octobre 1840, à Langon, diocèse de Bordeaux, après cinq ans d’études au grand séminaire de Bordeaux, entra diacre au séminaire des Missions-Étrangères le 28 août 1863, et fut ordonné prêtre le 21 mai de l’année suivante. — M. Pierre-Henri Dorie, né à Saint-Hilaire-de-Talmont, diocèse de Luçon, le 22 septembre 1839, n’avait encore reçu que les ordres mineurs lorsqu’il entra au séminaire des Missions-Étrangères, le 13 août 1862. Il fut fait prêtre le 21 mai 1864. — M. Martin-Luc Huin, né à Guyonvelle, canton de la Ferté-sur-Amance, diocèse de Langres, entra au séminaire des Missions-Étrangères le 20 août 1863. Il était prêtre depuis plus de deux ans, et avait exercé avec beaucoup de zèle les fonctions de vicaire dans les paroisses de Melay et de Voisey. — Les quatre missionnaires quittèrent Paris le 15 juillet 1864, et, le 19, s’embarquèrent à Marseille sur un paquebot des Messageries impériales. Arrivés à Hong-kong, vers la mi-septembre, ils furent envoyés à Chang-haï, et de là dans le Léao-tong, pour se mettre en rapport avec le vicaire apostolique de la Corée. C’est là qu’ils passèrent l’hiver, se préparant, par la prière et par l’étude des caractères chinois, aux travaux qui les attendaient.

« Je ne saurais trop vous remercier, » écrivait Mgr Berneux, le 19 novembre 1865, au supérieur du séminaire des Missions-Étrangères, « je ne saurais trop vous remercier de l’envoi des quatre ouvriers que vous nous avez adjoints cette année. J’espère qu’ils nous rendront de grands services ; ils sont contents de l’héritage qui leur est échu ; ils étudient la langue de toutes leurs forces, et, au printemps prochain, ils commenceront à