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<poem>À la douceur d’un sentiment ; Qui se repaît de sa furie, Et ne sait point à la patrie Immoler son ressentiment !

Chœur.

O germinal, etc.

De la nature rajeunie Suivons les bienfaisantes lois ; Imitons sa douce harmonie, Par elle affermissons nos droits. Voyez de quelle étroite chaîne Au tronc amoureux de ce chêne Le lierre se plaît à s’unir ; Cette onde embrasse le bocage, Et déjà le naissant feuillage S’incline au baiser du zéphyr.

Chœur.

O germinal, etc.

Dans cette saison fortunée Qui n’a point amolli son coeur ! La lionne, moins forcenée, Rugit d’une tendre fureur ; Les couleuvres impitoyables Quittent leurs poisons redoutables