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SA PLASTIQUE ET SES RAPPORTS
AVEC THÉOPHILE GAUTIER




Témoignage d’un poète en faveur d’un de ses prédécesseurs les plus glorieux, l’importante étude que M. Ernest Raynaud a consacrée dans le Mercure de France du 1er août 1917 au géant des Fleurs du mal est précieuse à enregistrer, comme une preuve de cette consécration souveraine dont Baudelaire est aujourd’hui l’objet et que le cinquantenaire de sa mort invite à proclamer encore plus haut. « Le mérite incontesté de Baudelaire à nos yeux, c’est d’avoir restitué la poésie à sa véritable destinée… La poésie redevient, comme au temps des Grecs, une manifestation divine, un ravissement de l’âme » : ainsi l’écrit excellemment le poète de la Couronne des jours et ainsi le pensons-nous après lui.

Par là même Baudelaire, dès son apparition, se séparait de ses contemporains et s’élevait, au moins à ce point de vue, au-dessus des meilleurs d’entre eux. M. Ernest Raynaud n’a pas oublié de le noter. Et il observe, en particulier,