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flairèrent, avec prudence, l’ouverture et, comme rien ne leur apparut d’anormal, ils se décidèrent à entrer. Lasse et haletante, Louve Grise se laissa choir par terre aussitôt, dans le recoin le plus obscur du nid retrouvé, et Kazan vint vers elle, pour lui lécher la tête en signe de satisfaction. Après quoi, il se prépara à sortir, afïn de s’en aller un peu à la découverte.

Comme il était sur le seuil de son home, l’odeur d’une chose vivante vint tout à coup jusqu’à lui. Il se raidit sur ses pattes et ses poils se hérissèrent. Deux minutes ne s’étaient point écoulées qu’un caquetage, pareil à celui d’un enfant, se fit entendre et un porc-épic apparut. Lui aussi cherchait un gîte et, les yeux au sol, sans regarder devant lui, s’en venait droit vers l’arbre.

Kazan n’ignorait pas que le porc-épic, lorsqu’on ne s’attaque point à lui, est la bête la plus inoffensive qu’il y ait. Il ne réfléchit point qu’un simple grognement issu de son gosier suffirait à faire s’éloigner, vite et docilement, cette créature débonnaire, babillarde et piaillarde, qui sans cesse monologue avec elle-même. Il ne vit là qu’un fâcheux, qui venait l’importuner, lui et Louve Grise. Bref, l’humeur du moment fit qu’il bondit inconsidérément sur le porc-épic. Un crescendo de piaillements, de pleurnichements et de cris de cochon, auquel répondit une gamme forcenée de hurlements, fut le résultat de cette attaque.

Louve Grise se précipita hors de son arbre, tandis que le porc-épic s’était rapidement enroulé en une boule hérissée de piquants et que Kazan, à quelques pieds de là, se démenait follement, en proie aux affres les plus cuisantes que puisse connaître un hôte du Wild.

Sa gueule et son museau étaient semblables à une pelote d’épingles. Il se roulait sur le sol, creusant dans